samedi 12 mai 2007

On se lève tôt!


Cet été, je ne retourne pas chez moi. J'en ai marre des beaux paysages, j'veux profiter au max de ce que la ville peut m'offrir! Et jusqu'à présent, ça réussis très bien :P Présentement, je fais un stage à TQS en tant que recherchiste à Caféine, l'émission du matin animée par Gildor Roy. J'adore!! Même s'il faut que je me lève à 4h30 le matin, même si je fais des journées de 8h sans être payée, je m'en balance parce que j'apprends tellement... Ça fait seulement 2 semaines que je suis là-bas et laissez-moi vous dire que j'en ai déjà presque plus appris que dans ma première année de BAC... En plus, l'équipe est fantastique! Je me fous des gens qui vont dire : ah... tu travailles à TQS, c'est une station de merde, sensationnaliste, etc etc. Ces gens-là ont vraiment la passion de ce qu'ils font. Ils sont jeunes, dynamiques et on nous laisse se faire du fun sur le plateau.


Vous allez peut-être me demander : Mais qu'est-ce que ça fait une recherchiste exactement :P Eh bien moi je m'occupe de quelques petites choses. D'abord, le mardi je suis à mon bureau toute la journée (oui, oui, j'ai mon propre bureau!) et je m'occupe de faire les cotes d'écoute, qui consiste à établir les hausses et les baisses de cotes d'écoute de l'émission avec Salut, bonjour! à TVA, puis à faire un rapport de recherche en écrivant la cause de ces moments. Le jeudi, je suis sur le plateau avec toute l'équipe! J'en profite souvent pour rencontrer les invités, aller voir comment ça se passe avec les techniciens et j'adore discuter avec les chroniqueurs et Gildor :P Mais la plupart du temps je vais être en arrière avec les autres recherchistes. Pendant l'émission, je dois répondre aux nombreux appels des téléspectateurs qui me racontent leur vie au téléphone (mais j'aime! :D ), je dois aussi répondre aux courriels des gens qui écrivent à l'émission et je dois trouver les inserts qu'on mettra pendant Cafeine (par exemple, un vidéo ou une photo). Finalement, c'est moi qui met en ligne le contenu des chroniques sur le site Internet (www.tqs.ca/cafeine/) et les détails de ce qui aura à l'émission du lendemain. Finalement, après l'émission (si j'ai tout fini mon travail), je prépare des dossiers de recherche sur différents sujets que les recherchistes me donnent. Mon tout premier dossier de recherche, je l'ai fait sur l'Impact de Montréal... Moi qui ne connaît absolument rien au soccer, je sais maintenant que l'entraîneur s'appelle Nick de Santis et qu'il a déjà été nommé entraîneur de l'année :P.


Je crois que c'est ce que j'aime du métier de recherchiste. Tu rencontres des tonnes de personnes intéressantes, tu en apprends sur plein de sujets différents et les tâches sont très variés. Je crois que je suis dans le bon domaine... Quand je suis sur le plateau de télé ou même à mon bureau avec l'équipe, je trippe! Même si j'ai les deux yeux dans la graisse de binne parce que je me suis levée trop tôt :P


Bref, je veux faire ça toute ma vie!

vendredi 4 mai 2007

La «montréalité»

Récemment, Tout le monde en parle recevait le chanteur Xavier Caféïne. Pendant l'entrevue, Guy A. lui a demandé pourquoi il traitait de saloppe la ville de Montréal dans une de ses chansons. Xavier a alors expliqué que selon lui, les habitants de Montréal sont atteints de la montréalité, un terme basé sur l'égocentrisme de la grande métropole et du fait que les Montréalais croient qu'ils sont le nombril du monde.


Cette année, j'ai attrapé la montréalité. Après 2 jours passés ici, Montréal coulait dans mes veines, je me sentais revivre. Je me suis plu comme jamais à marcher sur les troittoirs, regardant les passants, les vitrines des magasins, parfois soupirant devant un sans abri quêtant un peu de monnaie...


J'ai habité avec 7 personnes extraordinaire. 7 personnes qui m'ont vu évoluée dans cette montréalité. Au départ, je croyais qu'il allait être difficile d'habiter avec autant de personnes sous un même toit. Au contraire, nous avons tellement eu de bons moments qu'il est difficile de se séparer aujourd'hui. Bien sûr, on risque de se revoir... mais rien ne sera pareil... On ne se lèvera plus le matin avec le sourire des autres et les bonnes paroles qui nous permettaient de passer au travers d'une longue journée... Vraiment, ils vont tous me manquer. JS, le «petit grand ange blond« comme moi et Caro on l'appelait :P Julien, un des premiers colocs que j'ai rencontré! J'étais si heureuse de voir qu'il n'avait pas l'air bizarre... Annie, ma Gaspésienne préférée... une régionale comme moi! Caro, qui a su bien s'occuper de nous tous, un peu à la manière d'une maman mais beaucoup plus «débauche». Elle m'a fait rencontrer un gars aussi extraordinaire qu'elle, son frère! Marie-Pier, qui a su écouter mes longues histoires farfelues à longueur de journée :P Olivier, avec qui j'ai eu un peu de difficulté à cerner sa personnalité au début, mais plus le temps avançait, plus il est devenu un peu comme le grand frère que je n'ai jamais eu. Cette année j'ai changé, il m'a souvent fais la morale, mais ses conseils prodigieux, je les garde en mémoire. Et finalement, Marie-Christine, une fille à marier jvous l'dit! Ils ont toujours été là pour moi. Peu importe ce qui arrivait dans ma vie, je savais que je pouvais tous leur faire confiance.


En janvier, Clémentine est arrivée. Cette nouvelle voisine parisienne qui a réussi à tout bouleverser dans nos vies! Elle est si belle, si gentille, si intelligente qu'on se demande si elle existe vraiment... Rapidement, elle s'est taillée une place de choix dans le 123, pour le bonheur de tous. Elle a apporté un vent de fraîcheur nouveau dans notre petit clan fermé. La semaine dernière, j'ai été le sujet d'un concours d'écriture sur deux blogues de MySpace, le sien et celui d'une autre voisine que j'adore, Fred. Je vous laisse les deux liens, amusez-vous à comparer les deux, à rire de mes petits défauts qui font supposément de moi une fille bien spéciale :P





Bref, le départ approche. Il ne reste que moi, Caro, Olivier et Julien. Bientôt, ils seront tous partis. Moi, je resterai ici parce que Montréal est devenu mon plus précieux chez moi. Ces jours-ci, je m'imbibe de chaque petite parcelle de seconde que je peux passer avec eux. La fin, je la vois venir, mais je ne peux l'éviter... Comme Nelly Furtado, je me pose la question : Why Do All Good Things Come To An End.


Après maintes réflexions, j'arrive toujours pas à trouver la réponse.